XVIIIème siècle

La fin du XVIIIème siècle en France c’est l’époque de la Révolution. Souvent ce qui saisit quand on entre la première fois dans l’église de Saint-Étienne c’est sa simplicité. La quasi absence de mobilier et de décoration. C’est aussi un autre signe de l’Histoire pour l’église. Pendant la Révolution de 1789 l’église a été pillée de tous ses biens. Nous avons déjà parlé de cette période à propos du presbytère. Le dernier curé de Saint-Étienne, l’abbé Rémy Poiret a avoir habité le presbytère l’a quitté en 1791.

Partout en France les biens religieux étaient vendus et les prêtres chassés. L’église de Saint-Étienne n’a pas fait exception à la règle. Elle est devenue le Temple de la Raison. Il n’était pas question non plus de faire référence à un saint dans le nom d’une commune.  Aussi Saint-Étienne a changé de nom pour s’appeler « La queue du bois ». Il reste aujourd’hui trace de ce nom dans la promenade “la queue Saint-Étienne” indiquée à l’entrée de la chaussée Brunehaut.


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La statue de Saint-Étienne

Statue de St-Etienne

Différents attributs de la statue de Saint-Étienne qui permettent de la reconnaître :

  • Une chasuble, appelée dalmatique, qui était portée par les diacres. Saint-Étienne était diacre.
  • Le livre des évangiles qu’il tient dans la main gauche.
  • Une palme dans la main droite, le symbole des martyrs. Martyr vient du grec ancien μάρτυς / mártus, qui veut dire « témoin ». Un martyr est une personne qui consent à aller jusqu’à se laisser tuer pour témoigner de sa foi plutôt que d’abjurer.
  • Un tas de pierres à ses pieds. C’est le signe de son supplice. Lapidé vers 31 à Jérusalem, Saint-Étienne est le premier martyr du christianisme.

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La statue de la Vierge

Statue de la ViergeOn reconnaît généralement les statues de la vierge par la couleur bleue de la robe. Cette statue représente une vierge de calvaire (dite Vierge de la douleur). Elle est en bois de chêne taillé, poli et peint en polychrome. Elle date du début du XVIème siècle.

En regardant attentivement la statue, ses proportions semblent indiquer qu’elle a vraisemblablement été retaillée dans sa partie inférieure. Elle devait avoir des jambes plus longues et aucune pointe de pied ne dépasse de ses vêtements. La statue a été entièrement repeinte à l’époque moderne. Cette statue a été classé au patrimoine des monuments historiques le 9 juin 1925. Elle a été restaurée en 1992 par l’atelier Le Sciapode de Genancourt (60) et installée dans l’église. La place qu’elle occupe aujourd’hui n’est pas sa place d’origine. Elle était installée à l’intérieur de l’église dans la niche que vous pouvez voir sous la voûte du clocher.


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Architecture : l’Art gothique

Au XVIème siècle l’église est reconstruite dans un style architecturale non plus roman mais gothique ce qui va modifier son aspect. L’arc brisé appelé aussi arc en ogive qui caractérise l’Art gothique permet une meilleure répartition du poids des pierres donc les ouvertures sont beaucoup plus grandes. A cette époque l’église est agrandie par les ajouts des bas côtés et du transept latéral. On suppose donc qu’à l’origine toute l’église était d’architecture romane  comme l’abside. Qu’elle était composée d’une simple nef centrale menant au chœur.

arc en ogive

Arc en ogive


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La pierre tombale de Pierre Patin

Traduction du texte écrit en vieux Français :

Dalle Pierre Patin‟ Cy devant gisent les corps de vénérable et discrète personne Messire Pierre Patin, curé de séant et Doyen du Doyenné de Viviers, de Pierre Patin son père qui est décédé le mois de septembre 1595 et de Peringne Patin sa sœur, laquelle est décédée le troisième jour d’août 1611, lequel curé par son testament et pour être participant aux prières générales de l’église et pour les bienfaiteurs, a donné à la dite église son calice et sa patène d’argent doré avec sa chasuble de damas casart d’une part, un essein et trois verges de terre sis au Val-Sainte-Marie, procédant de son acquisition, pour en jouir la dite église et le dit curé chacun par moitié à toujours à la charge d’être chanté solennellement par le curé de la dite église, deux obits1, l’un au jour de son décès, l’autre au jour des octaves de Pâques2, pour le salut de leurs âmes, plus la somme de sept livres deux sols six deniers de rente foncière en deux portions à prendre sur Guillaume Boucher de Courtieux en vingt deux sols six deniers sur Jean Meresse demeurant à Hautefontaine et chacun d’eux, à la charge des Marguilliers3 de la dite église, de faire chanter tous les dimanches de fête de l’année par le dit curé, après complies4 un Libera et De Profundis et oraison accoutumés sur la tombe du dit Patin pour le salut de leurs âmes, de laquelle somme de sept livres deux sols six deniers le curé prendra cent sols, l’église vingt deux sols six deniers et le clerc vingt sols.
Lequel Patin est décédé le 27 mars 1631.
Priez pour leurs âmes ”

La pierre tombale est fixée au mur côté sud

1 obit : service religieux célébré à la mémoire d’un mort

2 octaves de Pâques : huitème jour après les fêtes de Pâques

3 Marguillier : membre du conseil de fabrique d’une paroisse, administrateur nommé pour assurer la responsabilité de la collecte et l’administration des fonds et revenus nécessaires à la construction puis l’entretien des édifices religieux et du mobilier de la paroisse.

4 complies : (liturgie) office de la religion catholique se déroulant au début de la nuit


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